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À trois semaines du FEMUA à Abidjan, le Gabon se positionne avec une stratégie culturelle assumée. Un modèle de soft power que toute l'Afrique devrait étudier.
Publié le 12 avril 2026 à 20:13 UTC
La culture comme arme. Comme levier. Comme instrument de souveraineté. Ce n'est plus une métaphore pour le Gabon — c'est une stratégie d'État clairement assumée. À trois semaines du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (FEMUA), prévu du 28 avril au 3 mai 2026 à Abidjan, le Gabon annonce sa participation avec une ambition qui dépasse largement le cadre festif.
Le commissaire général Salif Traoré a posé les jalons : une « Nuit du Gabon » conçue comme vitrine nationale, une scène dédiée aux artistes gabonais mêlant musique, danse et gastronomie, un pavillon d'honneur. Sans oublier la prestation de l'artiste L'Oiseau Rare et un match de gala entre anciennes gloires du football gabonais et ivoirien.

Salif Traoré, est venu sceller une coopération culturelle avec le président Brice Clotaire Oligui Nguema | Source : InfosGabon
Ce qui est remarquable, c'est la lucidité stratégique. Dans un contexte où le Gabon reconstruit son image après la transition politique post-coup d'État, le pays choisit la culture comme premier levier de réhabilitation internationale. Le ministre de la Culture Paul Ulrich Kessany l'assume : la culture est « un outil de souveraineté et d'influence ».
Pendant que certains pays dépensent des milliards en lobbying politique, d'autres comprennent que la scène et les artistes ouvrent des portes que les diplomates n'arrivent pas à forcer. L'Afrique de 2050 se bâtira aussi avec ses artistes, ses musiques, ses récits.
#FEMUA2026 #CultureAfricaine #DiplomatieCulturelle #GabonCulture
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