Depuis le 1er août 2026, les étudiants étrangers doivent justifier de 877,50 euros de ressources mensuelles, contre 615 euros auparavant, pour obtenir leur visa.
Publié le 13 août 2026 à 10:56 — mis à jour le 17 septembre 2026 à 01:18

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Vingt-quatre ans sans bouger, puis une hausse de 42 % d'un coup. Depuis le 1er août 2026, les étudiants étrangers qui demandent un visa de long séjour pour études en France doivent justifier d'un minimum de 877,50 euros de ressources mensuelles, contre 615 euros auparavant, selon InfoMigrants.
Le nouveau seuil, fixé par le décret n° 2026-526 du 22 juin 2026, correspond désormais à 47 % du SMIC brut mensuel français, précise France Immigration. Contrairement à l'ancien montant resté figé depuis 2002, ce chiffre pourra désormais évoluer chaque année en fonction des revalorisations du salaire minimum, introduisant un mécanisme d'indexation automatique.
Pour de nombreux étudiants africains, la mesure change concrètement l'équation financière. Afrik.com rapporte que les candidats marocains sont directement concernés, mais la règle s'applique à l'ensemble des ressortissants de pays tiers, hors Union européenne, Espace économique européen et Suisse. Concrètement, cela représente environ 10 530 euros à justifier pour couvrir une année universitaire, que ce soit via un compte bancaire bloqué ou un garant.
Le gouvernement français défend une logique de rééquilibrage financier, présentée par le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste comme un moyen d'éviter l'appauvrissement des facultés françaises, dans le cadre d'un plan baptisé Choose France For Higher Education. Une autre mesure, entrée en vigueur le 1er juillet 2026, prive par ailleurs les étudiants non européens et non boursiers des aides personnalisées au logement.
Pour la jeunesse africaine qui voit encore souvent en la France une voie privilégiée vers l'enseignement supérieur, cette double contrainte financière pourrait accélérer un mouvement déjà amorcé : la recherche d'autres destinations, au Canada, en Allemagne ou sur le continent lui-même. La mobilité étudiante africaine doit-elle continuer de dépendre à ce point de l'Europe ?
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