Un éboulement sur le site aurifère de Zamboye, à la frontière Cameroun-Centrafrique, a fait au moins 107 morts parmi des orpailleurs artisanaux.
Publié le 20 août 2026 à 09:59 — mis à jour le 2 octobre 2026 à 19:49

Ecouter l'article
À 14 heures, mardi 18 août 2026, la terre a simplement cédé sous les pieds de centaines d'orpailleurs. Quelques heures plus tard, le maire de Garoua-Boulaï annonçait un bilan qui donne le vertige : 107 morts.
L'effondrement s'est produit sur le site aurifère de Zamboye, à cheval sur la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine, non loin de la ville camerounaise de Garoua-Boulaï, selon le Journal du Cameroun. Le maire Amadou Abdon a confirmé ce bilan provisoire à plusieurs médias, tandis que les recherches se poursuivaient pour retrouver d'éventuels survivants, précise KOACI.
Du côté centrafricain, le vice-maire de Zamboye, Souleymane Bi, a évoqué au moins cent morts auprès de l'agence EFE, en précisant que ce chiffre restait provisoire. Le porte-parole du gouvernement centrafricain, Évariste Ngamana, a présenté ses condoléances et assuré que les secours restaient mobilisés. Selon le site FasoAmazone, le site de Zamboye attire depuis des années des orpailleurs venus du Cameroun, de la Centrafrique et du Tchad, dans des galeries creusées sans étais ni normes de sécurité minimales.
Cette tragédie n'est pas un accident isolé mais la répétition d'un scénario que l'Afrique de l'Ouest et centrale connaît trop bien, du Sénégal au Burkina Faso en passant par la RDC : des milliers de jeunes qui risquent leur vie chaque jour dans des mines artisanales faute d'alternative économique viable.
Tant que l'orpaillage clandestin restera la seule échelle sociale disponible pour une jeunesse rurale sans emploi, aucune campagne de sensibilisation ne suffira à empêcher la prochaine catastrophe.
Combien de vies faudra-t-il encore perdre avant que les États frontaliers d'Afrique centrale n'organisent conjointement la sécurisation de ces sites aurifères partagés ?
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…