À Dakar, le président de la Fédération sénégalaise de football est entendu par la police pour des soupçons d'achats de voix, une crise de gouvernance qui éclate au pire moment pour les Lions.
Publié le 26 septembre 2026 à 13:41 — mis à jour le 30 septembre 2026 à 02:21

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Un président de fédération convoqué par la police, non pour une affaire de dopage ou de billetterie, mais pour répondre de sa propre élection. La scène se joue à Dakar depuis le 22 septembre, et elle ne s'est pas refermée.
Abdoulaye Fall, élu à la présidence de la Fédération sénégalaise de football en août 2026, est entendu par les enquêteurs avec plusieurs collaborateurs pour des soupçons d'achats de voix lors de son élection. Selon Wiwsport, la première convocation date du 22 septembre. D'après Notre Continent, le dossier a connu de nouveaux développements le 25 septembre, sans charge officielle confirmée. Ce qui se joue à Dakar dépasse le cas d'un homme : c'est la crédibilité de l'une des fédérations les plus respectées d'Afrique qui vacille, au moment où elle en a le plus besoin.
Le calendrier ne pardonne rien. Le même week-end, l'équipe nationale, championne d'Afrique en titre, lançait ses qualifications pour la CAN 2027 par un match nul frustrant, un partout contre le Mozambique. Afrik-foot évoque une élection achetée, un terme lourd qui, confirme Sénégal Info, resserre l'étau judiciaire autour d'Abdoulaye Fall. Pour une jeunesse sénégalaise qui a vibré devant les trophées de 2021 et 2025, voir l'instance qui gère ce football empêtrée dans une enquête pour corruption est une désillusion aussi profonde qu'une défaite sur le terrain.
L'affaire pose une question que le football africain ne peut plus repousser : celle de la gouvernance de ses instances. Si la justice va au bout, la CAF et la FIFA, qui surveillent toute ingérence étatique dans les fédérations nationales, pourraient s'en mêler, avec le risque d'une suspension privant les Lions d'une CAN qu'ils espèrent défendre. Tôt ou tard, les fédérations africaines devront prouver qu'elles savent s'autoréguler sans attendre qu'un tribunal s'en charge : cette transparence, plus que les trophées, fera la différence entre un football qui gouverne et un football qui subit.
Le Sénégal peut-il rester une référence sportive du continent si sa fédération vacille en coulisses ? Et vous, la justice doit-elle aller jusqu'au bout, même si cela fragilise l'équipe nationale à trois mois des éliminatoires ?
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