Le président Oligui Nguema a annoncé le déblocage de 51 milliards FCFA pour régler une partie des créances dues par l'État aux entreprises privées, notamment dans le bois et les mines.
Publié le 14 août 2026 à 13:24 — mis à jour le 10 septembre 2026 à 12:41

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1 478 ordonnances de paiement en attente, certaines depuis 2022. Derrière ce chiffre administratif, des trésoreries d'entreprises à sec, des salaires retardés, parfois des emplois menacés. À l'approche du 66e anniversaire de l'indépendance du Gabon, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a annoncé le déblocage de 51 milliards FCFA pour apurer une partie de la dette intérieure de l'État.
Reçue au Palais de la Rénovation à Libreville, une délégation de la Fédération des Entreprises du Gabon, conduite par Alain Claude Kouakoua, est venue exposer les difficultés d'un secteur privé fragilisé par des délais de paiement à rallonge. Sur l'enveloppe annoncée, 21 milliards FCFA seront réglés par le Trésor public au titre de ces 1 478 ordonnances. Les 30 milliards FCFA restants iront aux opérateurs des filières forêt-bois et minière, deux secteurs stratégiques pour l'économie gabonaise.
Ce n'est pas un détail. La filière forêt-bois représente à elle seule plus de 15 000 emplois directs et indirects, et se présente comme le premier pourvoyeur privé d'emploi du pays. La ralentir, c'est fragiliser toute une chaîne, des scieries aux transporteurs en passant par les familles qui en vivent.
Le chef de l'État a insisté sur un point, ce paiement doit s'inscrire dans le respect des règles de gestion et de transparence. Un message adressé autant aux créanciers, invités à faire auditer leurs prestations auprès de la Task Force dédiée, qu'à l'administration elle-même.
Une question reste en suspens pour les PME gabonaises, qui financent souvent l'État à crédit malgré elles. Ce déblocage sera-t-il suivi d'effets rapides, ou restera-t-il, comme trop souvent, une promesse suspendue au calendrier du Trésor ?
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