Libreville, emprises
Libreville : 270 bâtiments à libérer sur deux axes dès le 4 novembre
Le gouvernement annonce des opérations sur les axes Okala et Lac Bleu-Diba-Diba, avec relogement et transfert scolaire. GabonReview parle de déguerpissements.
Libreville — Publié le 28 octobre 2026 à 07:54

Huit jours pour plier bagage. À , 270 bâtiments sont concernés par la libération des emprises sur deux axes routiers, à partir du 4 novembre.
Lundi 26 octobre, le porte-parole du gouvernement, Emmanuel Eyeghe Nze, qui est aussi ministre du Commerce, a annoncé le début des opérations sur deux axes : du dispensaire d'Okala à la centrale SEEG d'Okala, et de Lac Bleu à Diba-Diba. Le gouvernement parle de « libération des emprises ».
GabonReview titre sur des « déguerpissements ». Les deux mots ne disent pas la même chose, et le débat commence là.
Selon GabonReview, le chantier concerne 67 bâtiments à Okala, dont 13 avec titre foncier, et 203 sur Lac Bleu-Diba-Diba (53 et 150, aucun titre foncier identifié).
L'AGP confirme les totaux de 67 et 203. L'objectif : des voies de 30 mètres, en 2x2 voies, avec trottoirs et couloirs pour les réseaux, dans le cadre du PNCD 2026 à 2030.
Les mesures d'accompagnement sont détaillées : aide financière au relogement, parcelles à Malibé (Akanda), prise en charge des familles vulnérables, exhumations et réinhumations concertées, et trois guichets de transfert scolaire (école d'Okala, école des Charbonnages, lycée de Diba-Diba) à partir du 28 octobre. Une mission conjointe des ministres de l'Habitat et des Travaux publics doit aller à la rencontre des habitants dès le 27 octobre.
Eyeghe Nze veut « concilier deux impératifs : la modernisation indispensable de nos infrastructures » et les droits des populations. L'AGP précise que les modalités du soutien seront annoncées plus tard, et GabonReview note que la portée concrète des mesures reste à mesurer.
Les villes africaines se moderniseront aussi, ou surtout, par des déplacements de populations. La question est de savoir qui en supporte le coût.
Si ta rue devait être libérée en huit jours, que demanderais-tu à l'État ?
Plus d’articles comme celui-ci dans ton fil :
Nos articles en tête de Google, pour toi :
Ajouter Scoop Afrique à mes sources GoogleSigné
Ce qu’il fallait retenir de la semaine, choisi par la rédaction. Court, vérifié, et lisible en cinq minutes.
Une sélection par semaine. Désabonnement en un clic.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…