Le syndicat des mineurs ghanéens a déposé une pétition à la Banque centrale pour exiger la restitution de fonds gelés depuis l'assainissement du secteur financier.
Publié le 21 août 2026 à 16:57 — mis à jour le 14 septembre 2026 à 01:12

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Plus de 19 000 mineurs attendent leur argent depuis sept ans. Jeudi 20 août, le syndicat des mineurs du Ghana (GMWU), affilié au grand Trades Union Congress, a déposé une pétition au siège de la Banque centrale à Accra, avant de poursuivre sa marche jusqu'au ministère des Finances puis à celui des Terres et Ressources naturelles.
En jeu : plus de 380 millions de cedis, soit environ 34,5 millions de dollars, faits de fonds de prévoyance, de cotisations de bien-être, d'épargnes de congé et d'indemnités de départ. Ces sommes sont restées prisonnières d'institutions financières mises en faillite lors du grand nettoyage du secteur bancaire ghanéen, engagé en 2017 et achevé en 2019, qui avait vu la Banque centrale retirer plus de 400 licences.
Selon le secrétaire général du syndicat, Abdul-Moomin Gbana, les personnes concernées sont souvent des retraités, des veuves ou des travailleurs licenciés qui peinent à couvrir des frais de santé, de scolarité ou de logement. Le syndicat avait retenu ses membres depuis 2021, sur la foi de promesses répétées de la Banque centrale, jamais suivies d'effet. Une demande de rencontre avec le gouverneur est restée, elle aussi, sans réponse.
Le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, renvoie la responsabilité du remboursement à la Banque centrale, chargée selon lui de recouvrer les actifs des établissements liquidés. Le syndicat, lui, exige un remboursement immédiat, quitte à ce que l'État se retourne ensuite contre ces actifs.
Cette affaire dit quelque chose de plus large sur le continent : la difficulté, une fois un secteur bancaire assaini sur le papier, à réparer concrètement les vies qu'il a abîmées au passage. Combien de travailleurs africains attendent encore, ailleurs, la fin d'un pareil chapitre ?
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