Le gouvernement ghanéen a accepté une recommandation faisant passer le mandat présidentiel de quatre à cinq ans.
Publié le 31 juillet 2026 à 16:55 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 18:29

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Un an de plus au pouvoir, pour chaque président ghanéen à venir. C’est ce que propose désormais le gouvernement d’Accra.
Le ministre de la Justice l’a confirmé jeudi : l’exécutif a accepté une recommandation faisant passer le mandat présidentiel de quatre à cinq ans, selon une information relevée par la revue de presse francophone d’allAfrica.
Une décision qui relance immédiatement le débat public. Sur GhanaWeb, plusieurs voix de la société civile s’invitent dans la controverse : l’ancien procureur général Martin Amidu rappelle qu’il n’existe qu’une seule voie légale pour modifier les limites de mandats, tandis que le commentateur Ato Dadzie insiste sur un point non négociable, la Constitution est claire, le Ghana reste un régime à deux mandats.
Le Ghana s’est longtemps présenté comme une vitrine démocratique en Afrique de l’Ouest, dans une sous-région marquée par les coups d’État et les prolongations de mandat sous contrainte militaire. Toucher à la durée du mandat, même sans toucher au nombre de mandats autorisés, touche à ce capital de confiance construit depuis des décennies.
L’Afrique qui avance en 2050 aura besoin de règles du jeu stables, pas de règles réécrites à chaque génération de dirigeants. Le Ghana, souvent cité en exemple, se retrouve désormais scruté comme les autres.
Une année de mandat supplémentaire, est-ce vraiment le prix d’une gouvernance plus efficace, ou l’ouverture d’une brèche que d’autres exploiteront demain ?
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