Le président Mahama annonce le maintien des soldats dans les neuf réserves forestières libérées du galamsey. 135 excavatrices et près de 200 armes ont été saisies.
Publié le 20 octobre 2026 à 08:12

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Des gardes forestiers pris sous le feu de mineurs illégaux, certains tués. C'est la scène que le président John Dramani Mahama a décrite pour justifier sa décision : les soldats ne partiront plus.
Le chef de l'État ghanéen a annoncé que l'armée restera en permanence dans les neuf réserves forestières, classées zones rouges, désormais débarrassées des orpailleurs illégaux. Il l'a dit à des chefs de la région de Western North, rapporte MyJoyOnline le 18 octobre. La raison est simple : lors des opérations précédentes, les mineurs étaient revenus dès que les troupes s'étaient retirées.
Le lendemain, à la conférence Mining in Motion à Accra, Mahama a donné les chiffres, relayés par Asaase Radio : 135 excavatrices et près de 200 armes à feu saisies, plus de 8 200 équipements confisqués. Sur les 288 réserves forestières du pays, 48 avaient été envahies, et environ 12 000 acres sont détruits. Accra prévoit 200 millions de cedis pour reboiser 5 000 acres, et 400 millions de cedis dans le budget 2027 pour recruter davantage de « Blue Water Guards » chargés de patrouiller les cours d'eau.
L'initiative divise moins qu'on pourrait le croire. Awula Serwah, de l'ONG Eco-Conscious Citizens, y voit sur Rainbow Radio « un pas dans la bonne direction », à condition d'équiper les soldats, de surveiller leur conduite et de poursuivre les financeurs influents du galamsey. Mahama lui-même s'est inquiété des morts causées par des tirs de militaires pendant les opérations.
Le galamsey, c'est de l'eau boueuse, des rivières chargées de silt et une jeunesse sans emploi qui y trouve un revenu. Mahama le reconnaît : la réponse sécuritaire ne suffira pas si l'économie ne propose rien d'autre aux jeunes. Les soldats peuvent garder les arbres. Ils ne donneront pas de travail.
Peut-on vraiment protéger les forêts africaines sans offrir d'autres revenus aux jeunes mineurs ?
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