Le litre d'essence pourrait grimper jusqu'à 16,21 cedis dès le 1er septembre. Les consommateurs ghanéens réclament une subvention face à la hausse.
Publié le 1 septembre 2026 à 10:26 — mis à jour le 17 octobre 2026 à 16:24

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À la pompe, les automobilistes d'Accra font déjà leurs calculs. Dès ce 1er septembre, le litre d'essence pourrait grimper jusqu'à 16,21 cedis ghanéens, selon les projections du Chamber of Petroleum Consumers (COPEC), l'organisme qui surveille les prix des carburants au Ghana.
L'Autorité nationale du pétrole (NPA) a déjà relevé son prix plancher, fixant l'essence à 14,53 cedis et le diesel à 15,60 cedis le litre. The Ghana Report confirme la tendance haussière et l'attribue à la conjonction d'un cedi fragilisé face au dollar et d'un marché mondial du pétrole tendu. Le syndicat des consommateurs de carburant, la COMAC réclame au gouvernement une subvention d'un cedi par litre pour amortir le choc sur les ménages.
Cette hausse survient alors que le Ghana, souvent présenté comme un élève modèle de la stabilité macroéconomique ouest-africaine, tente de consolider une reprise encore fragile après ses années de restructuration de dette. Chaque variation du prix du carburant se répercute directement sur le transport, les denrées alimentaires et le coût de la vie, dans un pays où le salaire minimum peine à suivre l'inflation.
Le vrai test, pour Accra comme pour les autres capitales du continent, sera la capacité à réduire la dépendance aux importations de produits raffinés d'ici 2050, à mesure que les raffineries locales et les énergies renouvelables montent en puissance. En attendant cette transition, ce sont les usagers du quotidien qui absorbent le choc.
Jusqu'où les ménages ghanéens peuvent-ils encore encaisser une hausse du carburant sans que la rue ne s'en mêle ?
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