Après deux semaines de grève, les écoles publiques ont rouvert. Le gouvernement visait le 16 octobre pour verser les premiers arriérés à quelque 51 000 enseignants promus. Les syndicats gardent le doigt sur la gâchette.
Publié le 17 octobre 2026 à 12:36 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 08:17

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Les craies sont reparties. Les promesses, pas encore.
Lancée le 25 septembre par trois syndicats, la GNAT, la NAGRAT et la PRETAG, la grève des enseignants du public a été suspendue le 9 octobre, après un accord avec la Commission des salaires équitables (FWSC). Les écoles publiques ont rouvert le 12 octobre, rappelle le Rio Times. Mais la suspension reste conditionnelle. « Les questions ne sont pas réglées », a prévenu Thomas Musah, de la GNAT, cité par MyJoyOnline.
Au centre du bras de fer, un chiffre : environ 51 000 enseignants promus dont les dossiers ont été validés par le Service d'éducation du Ghana, et qui attendent leurs arriérés. Le ministre de l'Éducation, Haruna Iddrisu, avait fixé le 16 octobre pour la première tranche, selon le Ghanaian Times.
Le Contrôleur et comptable général (CAGD), lui, affirme avoir reçu les dossiers de 52 000 enseignants au 8 octobre et prévoit de payer les dossiers validés dans les salaires de novembre. Concrètement ? Une partie des enseignants pourrait donc attendre encore. Pour le ministre, manquer l'échéance du 30 octobre serait « inexcusable ».
D'autres montants sont au programme : une allocation de soutien numérique de 1 100 cédis (environ 93 dollars) d'ici la fin novembre, une allocation professionnelle de 3 100 cédis (environ 263 dollars) à partir de décembre, et les modalités de la prime pour zones défavorisées, annoncées en janvier 2027. La convention collective, qui fixe les conditions de service, a expiré. Les discussions continuent.
Voilà le cœur du problème. Au Ghana comme ailleurs sur le continent, on demande aux enseignants de former la génération de 2050 avec des salaires qui arrivent en retard. On ne bâtit pas une économie du savoir en payant ses professeurs sur promesse.
Le gouvernement tiendra-t-il parole avant le 30 octobre ? Et si les syndicats retournent dans la rue, qui paiera le prix de classes de nouveau vides ?
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