Trois syndicats d'enseignants du préscolaire et du secondaire ont cessé le travail depuis le 25 septembre pour réclamer un accord collectif et des arriérés de promotion, laissant des milliers d'élèves sans cours.
Publié le 30 septembre 2026 à 09:01 — mis à jour le 30 septembre 2026 à 16:52

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Des enfants qui jouent au ballon à la place de conjuguer un verbe. Voilà à quoi ressemble une salle de classe ghanéenne depuis une semaine, de la région du Grand Accra à Tamale.
Trois syndicats, la Ghana National Association of Teachers (GNAT), la National Association of Graduate Teachers (NAGRAT) et la Pre-Tertiary Education Teachers Association of Ghana (PRETAG), ont déclenché une grève nationale le 25 septembre, après avoir donné jusqu'au jeudi 24 à midi au gouvernement pour régler le dossier, rapporte MyJoyOnline.
Les syndicats réclament la conclusion d'un nouvel accord collectif attendu depuis juin, le reclassement salarial rétroactif des enseignants promus en décembre 2025 et février 2026, ainsi que le versement de l'allocation pour zones défavorisées, précise le Ghanaian Times. À l'école primaire d'Ofankor, une directrice résume la situation sans détour «nous sommes là, mais nous ne pouvons pas enseigner à cause de la grève, nous attendons que les cuisinières apportent la nourriture pour les enfants, et après avoir mangé, ils rentrent chez eux».
Le gouvernement, lui, conteste l'ampleur du problème. Le Contrôleur et comptable général du Ghana affirme que 6 079 dossiers de promotion ont déjà été traités et payés, en pleine grève nationale. La Commission des salaires équitables doit rencontrer les syndicats le 6 octobre, mais les cours restent suspendus en attendant.
Ce bras de fer illustre un paradoxe familier sur le continent, celui d'un État qui revendique des chiffres de gestion en progrès pendant que les enseignants, eux, décrivent un quotidien de retards accumulés. Les deux versions ne sont pas forcément incompatibles, elles disent surtout la distance entre une administration centrale et une salle de classe à Tamale.
D'ici 2050, aucune ambition de capital humain africain ne tiendra si les enseignants doivent encore faire grève pour être payés à temps.
Combien de journées de classe les élèves ghanéens devront-ils encore perdre avant que gouvernement et syndicats ne s'accordent sur les mêmes chiffres ?
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