Quelques mois après sa sortie du programme du FMI, le Ghana est appelé à consolider ses réserves avant de solliciter à nouveau les investisseurs étrangers.
Publié le 26 août 2026 à 13:56 — mis à jour le 24 septembre 2026 à 23:41

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Sortir d'un programme du FMI, c'est une victoire. Y retourner trop vite, c'est un aveu d'échec. Le Ghana marche aujourd'hui sur cette ligne de crête.
Le Fonds monétaire international a mis en garde Accra contre un retour précipité sur les marchés financiers internationaux, quelques mois seulement après la sortie du pays de son programme de Facilité élargie de crédit, en mai 2025. L'institution recommande au gouvernement ghanéen de consolider d'abord ses réserves de change et sa discipline budgétaire avant de solliciter à nouveau les investisseurs étrangers, dans un contexte où le pays cherche encore à stabiliser sa monnaie, le cedi.
Cette recommandation intervient alors que le Ghana, longtemps présenté comme un modèle économique ouest-africain avant sa crise de la dette de 2022, tente de reconquérir la confiance des marchés. Le retour rapide vers l'endettement extérieur, souvent motivé par des besoins de financement immédiats, a précipité plusieurs pays africains dans des cycles de restructuration à répétition.
L'enjeu dépasse Accra. À travers le continent, des gouvernements sortis récemment de programmes du FMI font face au même dilemme : financer le développement sans reproduire les erreurs qui ont mené au défaut de paiement. La capacité à résister à la tentation d'un endettement rapide sera l'un des marqueurs des économies africaines qui domineront, ou subiront, la scène financière mondiale d'ici 2050.
Le Ghana saura-t-il, cette fois, résister à la pression des besoins immédiats pour préserver sa stabilité à long terme ?
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