Le président ghanéen veut garantir un débouché stable aux producteurs de maïs du Haut-Ouest, confrontés chaque année à une récolte qu'ils peinent à écouler.
Publié le 13 septembre 2026 à 12:21 — mis à jour le 28 septembre 2026 à 18:22

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Une récolte abondante qui, au lieu de nourrir, finit trop souvent par pourrir faute d'acheteur. Le président ghanéen veut y mettre fin.
John Dramani Mahama a annoncé le 12 septembre la construction d'une usine de transformation du maïs dans la zone de Sissala, région du Haut-Ouest, lors d'une rencontre citoyenne à l'Université des études commerciales et du développement intégré.
L'usine achètera et transformera le maïs pour le marché national et l'exportation, a déclaré le chef de l'État : « Je crois que cette surproduction deviendra chose du passé. » Ce projet s'inscrit dans un plan plus large annoncé en avril, prévoyant cinq usines de transformation à travers le pays pour réduire les pertes après récolte. Mahama a également promis un financement accru pour la Société nationale du stock alimentaire tampon, avec la construction de nouveaux silos.
Le problème n'est pas propre au Ghana. Du Mali au Kenya, des tonnes de céréales pourrissent chaque saison faute d'infrastructures de stockage ou de transformation locale, pendant que les mêmes pays importent une partie de leur alimentation transformée. Une usine ne résout pas tout, mais elle déplace la valeur ajoutée du champ vers l'usine, et donc vers l'emploi rural.
Si le pari tient, les agriculteurs de Sissala pourraient devenir un exemple regardé au-delà des frontières ghanéennes, à l'heure où le continent cherche à réduire sa dépendance aux importations alimentaires d'ici 2050.
Une usine suffira-t-elle à sécuriser les revenus des producteurs de maïs, ou faudra-t-il aussi s'attaquer aux routes et au stockage rural ?
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