Le président John Mahama a lancé les travaux du parc industriel d'Afienya, pensé pour accueillir plus de 120 entreprises et créer des milliers d'emplois pour les jeunes, alors que la zone de Tema a épuisé tout son foncier.
Publié le 16 octobre 2026 à 09:27 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 17:20

Mille deux cent trente-huit hectares de terrain vierge, et déjà un problème à résoudre avant même la première usine : plus de place à Tema.
Jeudi, le président ghanéen John Mahama a donné le premier coup de pioche du parc industriel d'Afienya, rapporte Rainbow Radio Online. La zone franche historique de Tema, moteur industriel du pays depuis des décennies, a atteint ce que l'article décrit comme un « épuisement complet » de son foncier disponible.
Afienya doit prendre le relais, avec un objectif de plus de 120 entreprises, tournées vers la fabrication locale et l'exportation, pour réduire la dépendance du Ghana aux produits importés.
Le financement s'appuie sur le programme gouvernemental de dix milliards de dollars pour une « nouvelle économie », qui couvrira l'électricité, l'eau potable, les routes internes et le traitement des déchets du site.
Mahama a demandé aux futures entreprises installées de recruter en priorité dans les communautés voisines et de leur offrir une formation technique, un engagement que la directrice générale de la Ghana Free Zones Authority, Mary Awusi, a salué publiquement. L'article ne donne ni montant d'investissement précis pour le parc lui-même, ni calendrier de livraison, mais promet « des milliers d'opportunités d'emploi pour la jeunesse locale ».
Un parc industriel qui démarre, c'est un pari sur dix ans, pas sur un mandat. Le Ghana, comme beaucoup de pays ouest-africains, cherche désormais à transformer sa croissance en usines plutôt qu'en simples exportations de matières premières. L'Afrique de 2050 se jouera largement là : dans ces zones encore vides aujourd'hui, qui décideront si le continent continue à exporter du cacao brut ou enfin du chocolat fini.
Afienya tiendra-t-elle sa promesse d'emplois avant que la prochaine génération de jeunes Ghanéens n'ait déjà émigré pour en chercher ailleurs ?
Signé
Journaliste, rédactrice, correspondante Bénin
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