Une ordonnance de la Cour d'appel du 20 août 2026 suspend la décision qui reconnaissait Aimond Williams comme président de l'UNARTCI et confirme Ken Adamo dans ses fonctions.
Publié le 31 août 2026 à 13:08 — mis à jour le 12 octobre 2026 à 09:17

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Deux hommes, une couronne, et un syndicat d'artistes qui n'en finit plus de se déchirer. À la tête de l'Union Nationale des Artistes de Côte d'Ivoire, Ken Adamo vient de reprendre l'avantage sur son rival Aimond Williams, dans un feuilleton judiciaire qui dure depuis des mois.
Retour en arrière : une première ordonnance de référé, rendue fin juin, avait reconnu Aimond Williams comme président légitime de l'UNARTCI.
Le 20 août, la Cour d'appel a fait volte-face. Par une nouvelle ordonnance, elle a suspendu cette décision et invalidé la grosse rendue en faveur du camp adverse. Résultat : Ken Adamo redevient, aux yeux de la justice, l'unique président en exercice, avec interdiction formelle pour Aimond Williams d'agir au nom de l'organisation.
L'UNARTCI, c'est la voix collective de milliers de musiciens, comédiens et créateurs ivoiriens, de ceux qui remplissent les salles de Treichville aux stars qui tournent en Europe. Qui la préside pèse directement sur la défense des droits d'auteur, la négociation avec les diffuseurs, la représentation à l'international.
Cette bataille dit aussi quelque chose de plus large : une scène culturelle ivoirienne en pleine expansion, mais dont les structures de gouvernance peinent encore à suivre le rythme. La créativité explose, l'organisation collective, elle, tâtonne encore.
Une industrie culturelle africaine qui pèsera lourd en 2050 aura besoin de syndicats forts et incontestés, pas de présidences qui se jouent au tribunal tous les deux mois.
Le camp Aimond Williams a annoncé faire appel : cette affaire est-elle vraiment close ?
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