L'ANAFE mobilise plus de 150 millions d'euros auprès de partenaires européens pour bâtir 400 établissements scolaires en Guinée.
Publie le 10 septembre 2026 à 15:19 - mis a jour le 11 septembre 2026 à 09:38

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400 établissements scolaires, presque 3 000 salles de classe. Voilà ce que la Guinée compte bâtir avec l'argent qu'elle vient de réunir auprès de ses partenaires européens.
D'après le site Geotribune, l'Agence nationale de financement de l'éducation, l'ANAFE, a mobilisé plus de 150 millions d'euros pour renforcer un système scolaire confronté à d'importants défis d'infrastructures. L'annonce, relayée début septembre 2026, promet des salles de classe équipées dans tout le pays.
Selon Africa24 TV, ces financements doivent aussi développer les infrastructures universitaires et de formation professionnelle. Un enjeu de taille dans un pays où près de la moitié de la population a moins de quinze ans, et où le taux de littératie reste faible. L'ANAFE a pour mission de mobiliser des ressources nationales comme internationales pour l'éducation, dans un contexte marqué par un faible taux d'achèvement du cycle primaire et des besoins criants en formation des enseignants.
Cette mobilisation ne sort pas de nulle part. Elle s'inscrit dans une coopération de plus en plus dense entre la Guinée et ses partenaires européens, qui ont multiplié les annonces de soutien dans les infrastructures, la santé et l'éducation, comme le rapportait déjà le site Africaguinee en janvier 2026.
Construire des écoles, c'est une chose. Les remplir d'enseignants formés et payés à temps en est une autre, et c'est souvent là que les grandes annonces s'essoufflent sur le continent. La vraie bataille de la Guinée ne se jouera pas au moment de poser la première pierre, mais dans les cinq à dix ans qui suivront, quand il faudra maintenir ces classes ouvertes et ces enseignants motivés.
Pour un pays jeune comme la Guinée, chaque salle de classe qui ouvre est un pari sur l'avenir du continent tout entier : celui d'une génération qui saura lire, écrire et décider de son destin.
400 écoles, c'est un bon début. Qu'est-ce qui manque encore, selon vous, pour vraiment transformer l'école guinéenne ?
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