Du 18 au 20 août, le Cameroun a défendu à Pékin sa stratégie d'intelligence artificielle appliquée à l'enseignement supérieur, entre formation des enseignants et fibre optique dans les campus.
Publié le 24 août 2026 à 18:10 — mis à jour le 3 octobre 2026 à 01:28

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Un amphithéâtre bondé, des écrans partout, et au milieu, une délégation venue de Yaoundé qui vient dire au monde comment un pays d'Afrique centrale compte former sa jeunesse à l'ère de l'IA. Voilà la scène qui s'est jouée à la Beijing Normal University, du 18 au 20 août 2026, pendant la Global Smart Education Conference.
Coorganisée par l'université pékinoise et l'Institut de l'UNESCO pour les technologies de l'information dans l'éducation, la conférence a réuni des représentants de plus de soixante pays sous le thème « Reimagining Education in the Age of AI : Equity, Quality and Sustainability », selon l'agence chinoise Ecns.cn. Trois jours de tables rondes, de forums, et le lancement du Global Smart Schools Program, censé partager les bonnes pratiques entre pays. Le Sénégal, présent à la même tribune selon le site Seneweb, y a plaidé pour une intelligence artificielle « équitable, de meilleure qualité et plus résiliente ».
Le Cameroun y était représenté par le Professeur Wilfried Gabsa, secrétaire général du ministère de l'Enseignement supérieur. Sa mission : présenter comment le pays intègre l'intelligence artificielle dans ses universités, à travers la formation des enseignants et la transformation numérique des campus.
Un dossier que Yaoundé porte depuis plusieurs années, avec le projet E-National Higher Education Network, appuyé par la Chine, qui a permis d'équiper les universités d'État de dix centres de développement du numérique interconnectés par fibre optique, selon les communiqués officiels du ministère de l'Enseignement supérieur (Minesup).
Pourquoi ça compte pour l'Afrique ? Parce que la bataille de l'intelligence artificielle ne se gagnera pas seulement dans les data centers de la Silicon Valley. Elle se gagnera aussi dans les amphis de Yaoundé, Douala ou Dschang, là où se forment les ingénieurs et les enseignants de demain. Un continent qui ne forme pas sa jeunesse aux outils du siècle restera consommateur de technologies pensées ailleurs.
Le Cameroun a fait un choix : investir dans les infrastructures numériques universitaires plutôt que d'attendre. Reste à savoir si cette stratégie tiendra la comparaison avec l'ambition affichée par d'autres pays africains présents à Pékin.
Et vous, pensez-vous que l'Afrique doit construire sa propre voie en intelligence artificielle, ou suivre les standards fixés par les grandes puissances ?
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