Le général Horta N'Tam effectue son premier déplacement à l'étranger depuis le coup d'État de novembre 2025, direction le Tchad pour les 66 ans de son indépendance.
Publié le 11 août 2026 à 11:29 — mis à jour le 28 septembre 2026 à 23:46

Ecouter l'article
Huit mois de silence international, et un aéroport à Bissau pour seule fenêtre sur le monde. Ce lundi, le général Horta N'Tam a enfin quitté son pays. Direction N'Djamena, pour assister ce mardi au 66e anniversaire de l'indépendance du Tchad.
C'est son tout premier déplacement à l'étranger depuis le coup d'État du 26 novembre 2025, rapporte Tchadinfos, qui cite l'AFP. Le vol du chef de la transition bissau-guinéenne a décollé de l'aéroport international Osvaldo Vieira vers 9h30 GMT, sans que le programme précis du déplacement ne soit communiqué.
Pour des observateurs cités par l'agence Punch, cette sortie du silence vise avant tout à redorer une légitimité écornée, à l'approche d'échéances électorales dont la date reste incertaine. La Guinée-Bissau demeure suspendue par la CEDEAO et l'Union africaine, et une médiation sénégalaise, désignée lors du sommet de Freetown en juillet, tente depuis peu de renouer le dialogue avec les autorités de transition, selon Jeune Afrique.
Le choix du Tchad n'a rien d'anodin. Depuis la visite du président Mahamat Idriss Déby Itno à Bissau en mai 2025, les deux pays ont resserré leurs liens, plusieurs accords sectoriels ayant été signés à cette occasion. Pour un régime isolé, chaque capitale africaine encore disposée à recevoir son chef d'État compte double.
L'Afrique de l'Ouest a vu défiler les juntes ces dernières années, chacune promettant une transition brève avant de s'installer dans la durée. Horta N'Tam tiendra-t-il ses engagements électoraux, ou la Guinée-Bissau s'apprête-t-elle à vivre un cinquième scénario de pouvoir militaire prolongé ?
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…