Services urbains
Johannesburg : les poubelles s'entassent après la colère des municipaux de Samwu
Après une manifestation sur la M1, la collecte des déchets est perturbée dans plusieurs quartiers. Seize personnes poursuivies sont présumées innocentes, le syndicat dénonce une force excessive.
Johannesburg — Publié le 29 octobre 2026 à 06:22

Des sacs au bord des trottoirs d'Emmarentia, de Florida, de Fourways. À , une manifestation de municipaux a fini dans les rues des quartiers résidentiels.
Lundi 26 octobre, des membres du syndicat Samwu ont défilé sur la M1, à Braamfontein, pour protester contre la non-application d'un accord destiné à corriger des écarts de revenus. Cet accord, dit « facilité politiquement », date de 2016 selon TimesLIVE ; The Citizen précise qu'il a été facilité par la CCMA. Mercredi 28, seize personnes ont été libérées sous avertissement, accusées de violence publique, de dommages malveillants et d'infractions routières.
L'affaire est renvoyée au 3 décembre, indique The Citizen. Le porte-parole du parquet, Magaboke Mohlatlole, affirme que des pneus ont été brûlés, qu'un chauffeur de camion a été dépouillé de son téléphone et que son véhicule a été endommagé. Les seize sont présumés innocents.
Le syndicat conteste cette lecture. « Our members' struggle is legitimate », dit-il, en accusant la police de force excessive. Son message à la Ville : « If the city believes that courts and police will silence our dispute, it is mistaken. »
Dans les quartiers, la facture se lit en sacs. TimesLIVE et Sowetan signalent un retard de collecte de trois jours au dépôt de Roodepoort et sept quartiers visités mercredi : Emmarentia, Florida, Roodepoort, Roosevelt Park, Randburg, Olivedale et Fourways. Le porte-parole de Pikitup, Anthony Selepe, reconnaît que des employés ont rejoint la manifestation .
Pour le syndicat, la perturbation est exagérée : ses membres ont repris le travail mardi, affirme Richard Moila. Joburg Water signale, de son côté, des retards de service. La Ville n'a pas réagi dans les articles lus.
Le vote local du 4 novembre se tient dans six jours. Quand les services de base entrent dans la campagne, une mairie se juge sur la poubelle autant que sur son programme.
Qui doit payer pour tenir les promesses d'un accord vieux de dix ans ?
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