La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes dénonce l'absence de retour du parquet, trois mois après son signalement dans l'affaire Coach Medhi.
Publié le 5 août 2026 à 23:11 — mis à jour le 20 septembre 2026 à 09:39

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Trois mois de silence, et toujours aucune réponse. Dans un communiqué publié ce 4 août, la Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes hausse le ton face à l'absence de retour des autorités judiciaires dans l'affaire dite Coach Medhi, du nom de ce créateur de contenu visé par de multiples témoignages de violences sexuelles diffusés sur les réseaux sociaux depuis avril.
La LIDF avait déposé un signalement dès le 11 mai, après une vague de dénonciations relayée notamment sur TikTok, où plusieurs femmes décrivaient des faits de violences physiques, psychologiques et sexuelles. Le ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant avait lui-même saisi le procureur de la République et déposé une plainte collective au nom des victimes dès le 24 avril, rappelle FratMat, en mobilisant les équipes du Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre.
Malgré ces démarches et plusieurs relances, la Ligue déplore un manque de communication qui, selon elle, fragilise la confiance des victimes envers les institutions. L'organisation appelle donc le parquet à s'exprimer publiquement sur l'état d'avancement de la procédure, dans le respect de la présomption d'innocence mais aussi du droit des plaignantes à être informées.
Cette affaire dépasse largement le cas d'un homme. Elle interroge la capacité des institutions ivoiriennes à transformer la libération de la parole des femmes, saluée comme un acte de courage par le gouvernement lui-même, en justice concrète et rendue dans des délais raisonnables. Sans ce maillon final, chaque témoignage risque de se heurter au même mur, celui de l'oubli administratif.
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