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Le 30 avril 2026, le département américain du Trésor a inscrit Joseph Kabila sur la liste noire de l'OFAC pour soutien présumé au M23/AFC. Gel des avoirs, interdiction de transactions. L'UDPS organise une marche de soutien ce samedi à Kinshasa.
Publié le 1 mai 2026 à 09:47 UTC+0

Le 30 avril 2026, le département américain du Trésor a inscrit Joseph Kabila sur la liste noire de l'Office of Foreign Assets Control. Pour la première fois dans l'histoire de la RDC, un ancien chef d'État est directement visé par des sanctions économiques américaines.
Le communiqué officiel de l'OFAC est précis. Washington accuse Joseph Kabila d'avoir apporté un soutien financier à l'Alliance Fleuve Congo et à sa branche armée, le M23. Il lui reproche également d'avoir encouragé des soldats des Forces armées de la RDC à déserter pour rejoindre les rebelles, d'avoir tenté d'organiser des opérations armées depuis l'étranger contre les FARDC, et d'avoir œuvré pour l'installation d'un candidat hostile à Tshisekedi. Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a formulé le message sans ambiguïté : «Le président Trump œuvre en faveur de la paix en RDC et a clairement indiqué que ceux qui continuent de semer l'instabilité devront rendre des comptes».
Concrètement, ces sanctions impliquent le gel de tous les avoirs éventuellement détenus par Kabila sous juridiction américaine, et l'interdiction pour toute personne ou entreprise américaine de commercer avec lui.
L'UDPS, le parti du président Tshisekedi, a immédiatement annoncé une marche de soutien aux sanctions prévue ce samedi 2 mai à Kinshasa. Le cortège partira à 9h30 du Boulevard Triomphal pour se conclure à l'ambassade américaine, où un mémorandum de remerciements sera remis à 11h00.
Côté Kabila, aucune réaction officielle n'avait été publiée au moment de la rédaction. Ses partisans dénoncent déjà une «machination» visant à l'écarter définitivement de la scène politique. En RDC, la justice militaire à Kinshasa l'avait déjà condamné par contumace à la peine de mort pour crimes de guerre et trahison.
Cette décision n'est pas isolée. Les États-Unis avaient déjà pris des sanctions contre l'armée rwandaise pour sa proximité avec le M23. Washington intensifie sa pression sur les acteurs régionaux accusés d'alimenter la guerre dans l'est de la RDC, alors que l'ultimatum américain du 1er avril 2026 concernant le retrait des troupes étrangères de l'est du pays a été ignoré par les belligérants.
Le message de Trump est clair : l'implication dans des conflits africains peut désormais avoir des conséquences directes sur les finances et les déplacements des dirigeants concernés, qu'ils soient en fonction ou non.
Source image de couverture : MEDIA CONGO NET
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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