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Belgique condamne la répression du sit-in à Kinshasa. Opposition cherche ses militants. Enquête gouvernementale contestée.
Publié le 15 juin 2026 à 10:13 UTC+0

Les blessés comptent. Les disparus, eux, inquiètent encore plus.
Après la dispersion violente du sit-in du 12 juin devant le Palais du Peuple, l'opposition congolaise cherche toujours ses militants arrêtés, commissariats, services de renseignement, hôpitaux, selon RFI du 14-15 juin. Des avocats et cadres politiques sillonnent Kinshasa. L'Alliance pour le Changement maintient son bilan de 189 blessés graves ; le gouvernement évoque des blessés légers et annonce une enquête.
La Belgique a été la première chancellerie occidentale à réagir. Maxime Prévot a dénoncé l'usage excessif de la force, le saccage de sièges de partis et des débordements « qui n'ont pas leur place en démocratie », selon RTBF.
Le cœur du conflit n'a pas bougé : la loi référendaire adoptée le 9 juin ouvre la voie à une révision constitutionnelle que l'opposition voit comme un troisième mandat pour Félix Tshisekedi. La crédibilité de l'enquête sera le test, rappelle Afrik.com, transparente ou cosmétique ?
Pour la Gen Z de Kinshasa, chaque jour sans réponse sur les arrêtés est un jour de plus où la rue peut reprendre la parole.
Kinshasa choisira-t-il la voie du dialogue institutionnel, ou la prochaine manifestation finira-t-elle comme la précédente, dans le sang et les commissariats ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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