Le chef du parti Wiper a mené une tournée à Garissa avec plusieurs figures de l'opposition, qui affirment s'être unies derrière sa candidature à la présidentielle.
Publié le 13 septembre 2026 à 12:23 — mis à jour le 28 septembre 2026 à 05:29

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Une région longtemps tenue à l'écart des grandes batailles électorales devient soudain centrale.
Le chef du parti Wiper, Kalonzo Musyoka, a mené le 12 septembre une tournée politique à Garissa, dans le Nord-Est kényan, aux côtés d'Eugene Wamalwa et de Justin Muturi, selon The Star. Le député Mohamed Ali a annoncé à cette occasion que les partis d'opposition avaient « unanimement décidé de soutenir » la candidature de Kalonzo pour la présidentielle de 2027.
Kalonzo a promis de prioriser l'accès à l'eau et la sécurité régionale, rappelant que la stabilité du Kenya dépend aussi de celle de la Somalie voisine. Le règlement électoral kényan exige d'obtenir au moins 25 % des voix dans un minimum de vingt-quatre comtés en plus du plus grand nombre de voix au niveau national, ce qui rend le Nord-Est stratégique pour tout candidat à la magistrature suprême.
Cette mobilisation intervient alors que le président sortant William Ruto multiplie de son côté les tournées dans les bastions traditionnels de l'opposition, signe que la course à 2027 s'annonce déjà disputée comté par comté plutôt que sur de grands meetings nationaux.
Pour les habitants de cette région historiquement marginalisée dans les investissements publics kényans, la question dépasse la simple arithmétique électorale. Elle porte sur la capacité des candidats à transformer les promesses de campagne en routes, en points d'eau et en écoles une fois l'élection passée.
L'unité affichée de l'opposition kényane autour de Kalonzo tiendra-t-elle jusqu'au scrutin de 2027, ou les egos referont-ils surface avant l'échéance ?
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