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Quand les retraits se multiplient, les opportunités se créent. C'est la loi des marchés. Et c'est depuis 2025 la réalité du financement du développement africain.
Publié le 18 avril 2026 à 07:21 UTC

Lors de ses réunions annuelles 2026, le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé une hausse significative de ses co-financements. Sous son nouveau président, Sidi Ould Tah, élu en mai 2025, la BAD accélère sa stratégie : mobiliser des capitaux privés aux côtés de ses propres fonds.
Les exemples concrets : 9,57 millions de dollars pour la sécurité sanitaire régionale SADC, 6,5 millions d'euros dans le fonds Saviu II pour les startups africaines francophones, participation au financement Biovac.
L'administration Trump a coupé massivement l'aide internationale américaine dès le début de 2026. Les grandes banques françaises — Société Générale, BNP Paribas — poursuivent leur désengagement d'Afrique depuis 2022.
Ecobank, la banque panafricaine, a publié ses meilleurs résultats de tous les temps en 2025 en remplissant ce vide.
Le rapprochement stratégique est celui-ci : chaque retrait occidental crée un espace que des institutions africaines correctement capitalisées peuvent occuper. La BAD avec le co-financement public. Ecobank avec le financement privé. La BRVM avec les marchés de capitaux. Ce n'est pas encore complet. Mais la direction est claire.
Et c'est une information que les grands médias internationaux, focalisés sur les déficits et les crises, couvrent nettement moins que les annonces de retrait.
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