La Côte d'Ivoire vient de mettre en service sa première PKI nationale, une infrastructure clé pour sécuriser les échanges numériques du pays.
Publié le 29 juillet 2026 à 15:02 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 20:18

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Chaque fois que vous validez un paiement mobile ou signez un document en ligne, quelqu'un, quelque part, doit garantir que ce n'est pas une fraude. En Côte d'Ivoire, ce quelqu'un a désormais un nom d'infrastructure : la PKI nationale.
Abidjan.net a annoncé la mise en service de la première racine nationale de confiance numérique du pays, une infrastructure à clés publiques censée sécuriser les transactions et les identités numériques. Le portail officiel du gouvernement, gouv.ci, confirme l'inscription de ce projet dans la stratégie plus large de transformation numérique de l'État.
Concrètement, une PKI, c'est le socle invisible qui permet à une administration, une banque ou un opérateur télécom de certifier qu'un document ou une signature électronique est authentique. Sans elle, impossible de bâtir une administration réellement dématérialisée, ni de protéger sérieusement les citoyens contre l'explosion des fraudes numériques, comme les arnaques par clonage vocal, sur lesquelles une banque ivoirienne alertait justement ce mardi.
C'est un sujet aride sur le papier. Mais il touche à quelque chose de très concret : la confiance qu'un jeune Ivoirien peut avoir dans les services publics en ligne, dans une banque digitale, dans une carte d'identité biométrique.
L'Afrique qui vise 2050 sera numérique ou ne sera pas. Encore faut-il que les fondations tiennent la route, pas seulement les applications qu'on voit en surface.
Est-ce que vous faites confiance aux services numériques ivoiriens aujourd'hui, ou cette confiance reste encore à construire, brique par brique ?
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