Le Ghana affiche un excédent budgétaire salué par la Banque mondiale, qui alerte sur des coupes d'investissement de 38% derrière ce résultat.
Publié le 28 août 2026 à 15:42 — mis à jour le 14 octobre 2026 à 21:00

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Le Ghana affiche un excédent budgétaire que peu de pays africains peuvent revendiquer en ce moment. La Banque mondiale applaudit à moitié.
Le rapport Ghana Economic Update, présenté mercredi à Accra, confirme un excédent budgétaire primaire de 2,5% du PIB en 2025, largement au-dessus de l'objectif de 1,5% fixé par le FMI, rapporte Xinhua. Sur le premier semestre 2026, le pays enregistre un excédent primaire de 0,9% du PIB là où un déficit de 0,2% était attendu.
Ces bons résultats viennent surtout de coupes dans les dépenses, notamment un investissement public réduit de 38% par rapport aux prévisions. « Un ajustement budgétaire ancré principalement dans les réductions de dépenses est moins durable qu'un ajustement soutenu par des gains structurels de recettes », prévient l'institution, Robert Taliercio, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Ghana, va plus loin : « La consolidation budgétaire durable à moyen terme nécessitera de renforcer la mobilisation des recettes. »
Traduit simplement, un excédent obtenu en coupant les routes, les écoles ou les hôpitaux qu'on ne construit pas cette année n'est pas un excédent qui tient dans le temps. Il déplace le problème, il ne le résout pas.
Le Ghana avait déjà traversé une restructuration de dette douloureuse ces dernières années. Ce nouvel équilibre budgétaire, salué à l'international, cache donc un vrai choix politique à venir : taxer davantage, ou continuer à sacrifier l'investissement public pour tenir les chiffres.
Entre un budget équilibré sur le papier et des infrastructures qui n'avancent pas, qu'est-ce qui compte le plus pour vous ?
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