FAWE Liberia a lancé la deuxième phase de son partenariat avec la Mastercard Foundation. Près de deux candidatures et demie pour chaque place disponible, avec une priorité donnée aux jeunes femmes, réfugiés et personnes handicapées.
Publié le 14 octobre 2026 à 10:21 — mis à jour le 19 octobre 2026 à 08:17

Mille quatre cent quarante-sept candidatures. Six cent cinquante places. Le calcul est brutal : environ 2,2 jeunes Libériens postulent pour chaque bourse disponible. C'est le bilan que Millias Z. Sheriff, directrice exécutive de FAWE Liberia, a présenté le 9 octobre au siège de l'organisation à Sinkor.
Le Forum for African Women Educationalists (FAWE) finance des bourses universitaires et des formations techniques et professionnelles, avec une priorité affichée pour les jeunes femmes, les réfugiés et les personnes en situation de handicap. Sur les candidats, 763 étaient des femmes, 673 des hommes, 111 réfugiés ou déplacés internes, et 28 en situation de handicap.
Le comté de Montserrado, qui englobe Monrovia, concentre la plus grande part des demandes, suivi de Bong et Lofa.
"Répondre aux critères d'éligibilité ne garantit pas automatiquement une sélection", a prévenu Sheriff. La phrase sonne froide, mais elle dit une vérité que peu de programmes de bourses osent admettre publiquement : la demande dépasse largement l'offre, partout sur le continent.
Ce programme s'inscrit dans un accord de sept ans entre FAWE et la Mastercard Foundation, couvrant dix pays, du Liberia au Rwanda en passant par le Ghana, l'Ouganda, la Zambie, le Malawi, la Tanzanie, le Zimbabwe, l'Éthiopie et le Sénégal. Objectif régional : 10 550 jeunes marginalisés accompagnés jusqu'au bout de leur formation.
Un chiffre comme celui-là raconte quelque chose de plus grand que le Liberia seul. Dans toute l'Afrique de l'Ouest, une génération de jeunes, souvent des femmes, frappe aux portes de l'enseignement supérieur sans que les places suivent. Investir dans 650 bourses, c'est bien.
Construire un système où la dix-millième candidature n'a pas besoin d'une fondation étrangère pour trouver sa place, c'est le vrai chantier d'ici 2050.
Les 797 candidats restés sans bourse cette année réessaieront-ils l'an prochain ?
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Journaliste, rédactrice, correspondante Bénin
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