Interpellée à l'aéroport de Monrovia, l'ancienne vice-présidente et ex-épouse de Charles Taylor est poursuivie pour trafic de stupéfiants et blanchiment d'argent.
Publié le 21 août 2026 à 17:00 — mis à jour le 4 octobre 2026 à 03:31

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Elle s'apprêtait à embarquer pour Accra, pour un forum sur les femmes. Jewel Howard-Taylor, 63 ans, ancienne vice-présidente du Liberia entre 2018 et 2024, a finalement passé la nuit en garde à vue au quartier général de la police nationale à Monrovia. Elle a été officiellement inculpée mercredi 19 août 2026 dans le cadre d'une enquête sur un présumé réseau international de trafic de stupéfiants.
Selon le ministère libérien de la Justice, elle est poursuivie pour importation, vente, distribution et transport illicites de substances contrôlées, trafic de drogue, association de malfaiteurs et blanchiment d'argent. Trois ressortissants étrangers, deux Croates et un Ukrainien, ont également été inculpés par contumace dans la même affaire.
L'inculpation intervient un mois à peine après la plus importante saisie de cocaïne de l'histoire du pays, près de quatre tonnes, estimée à plus de 317 millions de dollars, non loin de Monrovia. Les autorités précisent toutefois que les deux affaires ne sont pas directement liées.
Ancienne première dame du Liberia aux côtés de son ex-mari, le chef de guerre condamné Charles Taylor, puis sénatrice de 2006 à 2018, Jewel Howard-Taylor reste l'une des figures politiques les plus en vue du pays. Son inculpation s'inscrit dans une offensive plus large du président Joseph Boakai contre les réseaux de narcotrafic qui utilisent de plus en plus l'Afrique de l'Ouest comme couloir de transit vers l'Europe.
Quand une ancienne vice-présidente se retrouve visée par ce type d'accusation, c'est toute la solidité des institutions judiciaires du pays qui se retrouve, à son tour, jugée.
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