Foncier sécurisé, lotissements illégaux combattus, logement abordable : le ministre Moussa Sanogo détaille sa feuille de route et appelle le secteur privé à investir.
Publié le 22 septembre 2026 à 11:38 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 15:32

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150 000 FCFA de salaire mensuel. 50 000 FCFA de loyer. Et pourtant, cette famille ivoirienne type ne peut toujours pas se le permettre. C'est ce calcul, brutal de simplicité, que le ministre du Logement a mis sur la table pour expliquer pourquoi l'État ne peut plus construire seul.
Devant les acteurs économiques réunis au Salon des infrastructures d'Abidjan, tenu du 17 au 19 septembre, Moussa Sanogo a détaillé les priorités de son ministère, rapporte News Abidjan.
Première urgence : sécuriser le foncier et digitaliser la délivrance des actes, pour mettre fin aux lotissements illégaux qui gangrènent les villes secondaires. « Nous travaillons hardiment à sécuriser les questions de propriété foncière », a-t-il affirmé, d'après des propos relayés par Ivoireactu. Deuxième urgence, plus sensible : le logement abordable, un segment où même les ménages à revenus modérés peinent à se loger décemment.
Le ministre a lancé un appel clair au secteur privé, invitant les investisseurs à réduire les coûts de construction via des montages financiers innovants, pendant que l'État promet garanties et financements concessionnels en retour. « La Côte d'Ivoire a de solides perspectives et elles sont plutôt positives », a-t-il assuré. Le Groupement ivoirien du bâtiment et des travaux publics confirme que les objectifs du dialogue ont été largement dépassés, un satisfecit rare dans un secteur habitué aux promesses non tenues.
En 2050, si la trajectoire urbaine actuelle se confirme, les villes ivoiriennes abriteront des dizaines de millions d'habitants supplémentaires, portées par l'une des urbanisations les plus rapides de la planète. Sans réforme foncière sérieuse aujourd'hui, ce sont des bidonvilles qui absorberont cette croissance, pas des quartiers planifiés. Le choix se fait maintenant, pas dans vingt-cinq ans.
Le secteur privé africain est-il vraiment prêt à investir dans le logement du quotidien, ou préfère-t-il encore les marges plus confortables du haut de gamme ?
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