Le vice-président Tiémoko Meyliet Koné représente Alassane Ouattara au sommet extraordinaire de l'Union africaine sur la paix et la sécurité, alors que le Soudan, la RDC et le Sahel s'enflamment.
Publié le 29 août 2026 à 10:40 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 21:16

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Pendant que les combats continuent de ravager Khartoum et que les rebelles du M23 avancent dans l'est de la République démocratique du Congo, plus d'une douzaine de chefs d'État africains se sont donné rendez-vous à Luanda. La Côte d'Ivoire, elle, y envoie son numéro deux. Pas son président.
Le vice-président ivoirien Tiémoko Meyliet Koné représente le président Alassane Ouattara au sommet extraordinaire de l'Union africaine consacré au « renforcement des mécanismes de prévention et de résolution des conflits en Afrique », qui se tient du 28 au 30 août en Angola. La 26e session extraordinaire du Conseil exécutif s'est ouverte le 29 août à l'Intercontinental Hotel de Luanda, avant la 21e session extraordinaire de l'Assemblée de l'UA le 30, au Palais des congrès de la capitale angolaise.
Ce sommet n'est pas une formalité diplomatique de plus. D'après le site officiel de l'Union africaine, il vise à évaluer l'efficacité des mécanismes continentaux existants et à s'accorder sur des mesures concrètes de mise en œuvre, de coordination et de financement, alors que le Soudan s'enfonce dans une guerre civile meurtrière, que l'est congolais reste sous la pression du M23 et que le Sahel continue de saigner. L'initiative revient au président angolais João Lourenço, désigné Champion de l'UA pour la paix et la réconciliation, et l'agence angolaise ANGOP, relayée par allAfrica, confirme la mobilisation de nombreux chefs d'État, dont celui du Bénin.
Que le Bénin envoie son président et que la Côte d'Ivoire délègue son vice-président en dit long sur la hiérarchie des priorités diplomatiques à Abidjan, où les urgences intérieures pèsent souvent plus lourd que la médiation continentale.
D'ici 2050, une Union africaine capable de désamorcer elle-même ses conflits, sans dépendre de médiateurs extérieurs ni de sommets qui se répètent sans résultat tangible, reste à construire. Ce rendez-vous de Luanda en est un test grandeur nature.
Une Afrique qui règle ses propres guerres sans ingérence étrangère : horizon crédible, ou vœu pieux répété de sommet en sommet ?
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