Depuis début juillet, l'Algérie affronte une vague de chaleur exceptionnelle qui a provoqué la mort de six personnes et déclenché près de 1 850 incendies, dans un Maghreb tout entier sous tension climatique.
Publie le 28 juillet 2026 à 14:07 - mis a jour le 9 septembre 2026 à 09:16

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50 degrés. Six morts. Près de 1 850 incendies en moins d'un mois. Voilà le bilan que dresse la protection civile algérienne, relayé par Touch-actu.fr, d'une canicule qui frappe le Maghreb depuis début juillet.
L'Algérie n'est pas seule dans cette épreuve. La Tunisie a enregistré près de 900 départs de feu en 72 heures, et le Maroc plus de 300 incendies depuis janvier, précise African Manager. Mais c'est en Algérie que le bilan humain s'avère, pour l'instant, le plus lourd, avec plus d'une centaine de personnes hospitalisées.
Ce n'est plus une anomalie climatique isolée, c'est un motif qui se répète chaque été, avec une intensité croissante, dans toute la bande méditerranéenne du continent. Pour des pays qui ont bâti une partie de leur économie sur le tourisme et l'agriculture, ces vagues de chaleur ne sont plus un simple inconvénient saisonnier. Elles deviennent un risque structurel.
Le Maghreb affronte, en même temps, une crise climatique concrète et des tensions politiques régionales, entre mise en garde algérienne sur la sécurité tunisienne et contestation populaire à Tunis. Deux crises qui, sur le terrain, se percutent, quand les mêmes services d'État doivent gérer simultanément l'ordre public et l'urgence climatique.
L'Afrique du Nord a-t-elle les moyens d'adapter ses infrastructures à ce nouveau régime climatique, ou navigue-t-elle encore à vue, une canicule après l'autre ?
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