Bamako lance la premiere cohorte du Programme presidentiel de bourses d'etudes dans le secteur minier, destiné a former une nouvelle generation de cadres maliens.
Publié le 7 août 2026 à 12:07 — mis à jour le 26 septembre 2026 à 19:17

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Un pays qui tire un quart de ses revenus de ses mines, mais qui forme encore trop peu d'ingénieurs capables de les piloter. C'est ce déséquilibre que le gouvernement de transition malien veut corriger avec le Programme presidentiel de bourses d'études dans le secteur minier (PPBEM).
Trente bourses sont en jeu : dix réservées aux nouveaux bacheliers de la session de juin 2026, avec mention Bien exigee et l'anglais comme premiere langue, et vingt destinees aux titulaires d'un DUT ou d'une licence dans des filières comme la géologie, la métallurgie, le droit minier ou l'économie minière. Les candidatures, exclusivement en ligne, se sont closes le 7 aout. Concours écrit le 18, oral le 27, puis visite médicale pour les admis.
L'enjeu depasse la formation individuelle. Sous la houlette du president de la transition Assimi Goita, Bamako mène en parallele une réforme du code minier visant a renforcer la part de l'État dans les revenus aurifères. Sans cadres maliens formes aux standards internationaux, cette souveraineté resterait un slogan.
Trente places pour un secteur qui emploie des dizaines de milliers de personnes, c'est un debut modeste. Mais un debut tout de même. La vraie question, c'est de savoir si cette première cohorte deviendra la norme ou restera l'exception.
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