Malgré les tensions sécuritaires qui pèsent sur le pays, les investisseurs régionaux continuent de miser sur la signature du Trésor malien.
Publié le 21 août 2026 à 16:58 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 10:31

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Soixante et onze milliards de FCFA proposés pour cinquante milliards demandés. Le marché régional n'a pas boudé le Mali, malgré tout ce qu'on lit sur sa situation sécuritaire.
Le Trésor public malien a levé, ce mercredi 19 août 2026, la somme de 55 milliards de FCFA sur le marché financier de l'UMOA, à l'issue d'une émission simultanée de bons et d'obligations assimilables du Trésor, selon les données publiées par UMOA-Titres et relayées par Bamada.net et Lejecos. L'émission visait initialement 50 milliards de FCFA. Elle a récolté 71,52 milliards de FCFA de soumissions, soit un taux de couverture de 143,04 %, pour un taux d'absorption final de 76,90 %.
Trois maturités étaient proposées : un bon du Trésor à 364 jours, ainsi que deux obligations à trois et cinq ans. Les obligations à trois ans ont concentré l'essentiel de la demande, avec 37,039 milliards de FCFA de soumissions pour 35,978 milliards retenus, à un rendement moyen pondéré de 7,54 %. Les investisseurs maliens sont restés la première source de financement, avec 30,891 milliards de FCFA souscrits, devant la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso.
Ce chiffre dit quelque chose de plus large que la seule mécanique financière. Il dit qu'en pleine zone sahélienne sous tension, un État arrive encore à convaincre des investisseurs régionaux privés de lui prêter de l'argent à cinq ans. Pas par charité. Par calcul, et parce que le marché de l'UMOA reste l'un des rares outils de financement stable pour des pays comme le Mali, en partie coupés du financement international classique.
Reste une question que les prochaines émissions trancheront : cette confiance des marchés régionaux tiendra-t-elle si les tensions politiques et sécuritaires continuent de peser sur le Sahel ?
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