Le président de la transition a inauguré le complexe du BAFS-CA, présenté comme la vitrine de la souveraineté militaire malienne.
Publié le 17 septembre 2026 à 11:24 — mis à jour le 28 septembre 2026 à 05:29

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Un complexe flambant neuf à Sénou, et un message tout aussi clair adressé aux groupes armés du Sahel. Le Mali vient de doter ses forces spéciales d'un nouvel état-major.
Le président de la transition, Assimi Goïta, a inauguré ce 16 septembre le quartier général du BAFS-CA, présenté comme la vitrine de la souveraineté militaire malienne, rapporte APAnews . Ce complexe active un nouveau commandement unifié pour ces unités d'élite, engagées en première ligne dans la lutte contre les groupes jihadistes qui frappent le centre et le nord du pays.
Pour Bamako, qui a rompu avec les partenaires militaires occidentaux traditionnels ces dernières années, ce genre d'infrastructure porte une charge symbolique forte : montrer que le pays peut former, équiper et commander ses propres troupes d'élite sans dépendre de Paris ou de Washington.
Mais la souveraineté militaire ne se mesure pas seulement en bâtiments inaugurés. Elle se mesure sur le terrain, où les attaques contre les civils et les convois se poursuivent dans plusieurs régions maliennes, malgré les opérations conjointes de l'armée et de ses alliés.
D'ici 2050, le Sahel ne retrouvera une stabilité durable que si cette montée en puissance militaire s'accompagne d'un dialogue politique avec les populations locales, sans lequel aucune caserne, aussi moderne soit-elle, ne suffira à ramener la paix.
Un état-major flambant neuf changera-t-il vraiment le rapport de force sur le terrain, ou restera-t-il une vitrine de communication ?
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