Le Conseil des ministres malien a adopté la création de la SOTEXM, une société publique dédiée à la transformation du coton local.
Publié le 31 juillet 2026 à 16:56 — mis à jour le 30 septembre 2026 à 15:18

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656 000 tonnes de coton. Et seulement 2 % transformées sur place. Voilà le paradoxe que le Mali veut enfin corriger.
Réuni le 29 juillet à Koulouba sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a adopté les textes portant création de la Société des textiles du Mali, la SOTEXM, rapporte Mali Actu. Premier producteur de coton d’Afrique de l’Ouest, le pays exportait jusqu’ici 98 % de sa fibre brute, laissant à d’autres la valeur ajoutée de la transformation.
Une usine capable de traiter 40 000 tonnes par an doit désormais changer cette équation, avec l’objectif affiché de créer des emplois durables plutôt que de simples recettes d’exportation, selon les détails publiés par Mali Actu . Le même Conseil des ministres a aussi acté plusieurs nominations de gouverneurs régionaux et annoncé la tenue d’une semaine nationale de la jeunesse du 11 au 16 août, centrée sur la paix et la lutte contre la désinformation.
C’est une décision qui parle à toute l’Afrique de l’Ouest cotonnière, du Burkina Faso à la Côte d’Ivoire. Depuis des décennies, le continent exporte la matière première et importe le tissu fini, souvent fabriqué ailleurs avec son propre coton. La SOTEXM ne réglera pas ce déséquilibre à elle seule, mais elle pose une question simple, et enfin prise au sérieux à Bamako, celle de savoir qui capte la richesse d’une filière que l’Afrique domine pourtant en volume.
Le Mali réussira-t-il là où d’autres pays cotonniers africains ont longtemps échoué, transformer chez soi ce que l’on cultive chez soi ?
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