Reçue à Bamako, une délégation de l'UNOWAS a échangé avec le gouvernement malien sur la revue stratégique de son mandat, que Bamako souhaite voir aligné sur les réalités de la Confédération AES.
Publié le 19 août 2026 à 16:35 — mis à jour le 1 octobre 2026 à 02:26

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Le Mali veut peser sur l'avenir de la diplomatie onusienne en Afrique de l'Ouest. Une délégation de haut niveau du Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS), conduite par l'ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde, a été reçue lundi 17 août 2026 à Bamako par le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, et le ministre d'État Ismaël Wagué.
Au cœur des discussions, la revue stratégique indépendante de l'UNOWAS, dont les conclusions doivent être remises fin septembre 2026 au Conseil de sécurité. Pour Bamako, cet exercice doit impérativement intégrer la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger depuis leur retrait de la CEDEAO, acté en janvier 2025. Les autorités maliennes estiment que l'organisation onusienne doit désormais adapter ses priorités aux nouvelles réalités régionales et considérer l'AES comme un acteur incontournable des questions de sécurité et de développement.
Bamako a également plaidé pour un appui accru des Nations unies au processus national de paix et de réconciliation, ainsi qu'une meilleure coordination des agences onusiennes présentes sur le terrain. La rencontre s'inscrit dans une tournée régionale de Sahle-Work Zewde, qui a déjà échangé avec les autorités nigériennes à Niamey en juillet.
Trois ans après le divorce avec la CEDEAO, l'AES cherche à s'imposer comme un interlocuteur incontournable des grandes institutions internationales. Le Sahel confédéré peut-il redessiner, à sa manière, la carte diplomatique de l'Afrique de l'Ouest ?
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