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À partir d'aujourd'hui et jusqu'en novembre, le Mali active son dispositif national de gestion des crises. La saison des pluies inquiète.
Publié le 1 juin 2026 à 07:09 UTC+0

La saison des pluies arrive. Au Mali, l'État sort son plan de guerre civile contre l'eau.
Selon Alwihda Info et les communications du gouvernement malien, le Centre de coordination et d'élaboration des opérations de gestion des crises et catastrophes (CECOGEC) passe en « mode crise » à compter du 1er juin 2026 jusqu'au 30 novembre. Six mois pendant lesquels les autorités veulent anticiper les inondations qui frappent chaque année Bamako, Ségou, Mopti et d'autres localités.
Les bilans des années précédentes restent dans les mémoires : milliers de sinistrés, maisons effondrées, routes coupées, épidémies qui suivent. En mai 2026, le Premier ministre avait déjà salué le travail des équipes tout en rappelant des chiffres lourds : des milliers de ménages touchés, des dizaines de décès liés aux eaux. Le Mali ne peut plus se contenter de réagir après la catastrophe.
Le mode crise signifie coordination renforcée entre ministères, collectivités, services de secours et partenaires humanitaires. Surveillance des bassins, évacuation préventive, stocks de vivres et de matériels, communication aux populations. Sur le papier, c'est solide. Sur le terrain, tout dépend des moyens réels et de la tenue des institutions dans un pays déjà absorbé par la guerre contre les groupes armés.
L'autre face : les inondations ne sont pas seulement une affaire météo. Urbanisation anarchique, canalisations bouchées, déforestation, pauvreté : les quartiers populaires paient le plus cher. Sans politique d'aménagement durable, le CECOGEC soignera des symptômes chaque année.
Pour l'Afrique 2050, le changement climatique n'est pas une conférence. C'est de l'eau dans les salons à Bamako, à Ouagadougou, à Kinshasa. Les pays sahéliens, déjà fragilisés par le conflit, cumulent les chocs.
Dans ton quartier, est-ce que l'État est prêt cette année, ou on attend encore la catastrophe pour agir ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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