Le Mali a mobilisé plus de 109 milliards de FCFA grâce à son nouveau Code minier, avec un objectif de 500 milliards pour financer routes, rail et énergie.
Publié le 5 août 2026 à 23:10 — mis à jour le 27 septembre 2026 à 19:03

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À Bamako, un comité s'est réuni le 31 juillet. Rien de spectaculaire en apparence. Et pourtant, ce qui s'y est dit change la manière dont le Mali finance ses propres infrastructures.
Le Comité de pilotage du Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport a annoncé la mobilisation de 109,142 milliards de FCFA entre janvier 2025 et juin 2026, précise Malijet. Selon Bamada.net, la réunion était présidée par le ministre d'État à l'Économie et aux Finances, Alousseïni Sanou, en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Ce fonds, institué par l'article 98 du Code minier adopté en 2023, est alimenté par les contributions obligatoires des sociétés minières et industrielles installées dans le pays, rappelle Afrikinfos-Mali, qui détaille la répartition : 57,751 milliards de FCFA collectés en 2025, puis 51,391 milliards sur le seul premier semestre 2026. Les autorités visent désormais jusqu'à 500 milliards de FCFA pour financer voies ferrées, routes, ouvrages fluviaux et la relance de Mali Airlines SA, selon des projections reprises par allAfrica.
500 milliards, c'est à peu près ce qu'il faudrait pour reconstruire un réseau ferroviaire entier reliant Bamako aux régions minières du sud. Voilà ce que représente, très concrètement, l'or et le lithium quand on décide de les faire travailler pour le pays plutôt que pour ses seuls acheteurs étrangers.
C'est ce pari que joue Bamako, en pleine rupture avec ses anciens partenaires occidentaux : transformer une ressource extraite en infrastructure qui reste. Un chemin de fer ne part pas avec le camion qui exporte le minerai.
Le Mali peut il tenir ce cap sur la durée, sans dépendre d'un seul cours mondial de l'or pour financer ses routes ?
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