Un nouvel afflux de migrants a atteint l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, ravivant les tensions diplomatiques entre Rabat et Madrid.
Publié le 31 juillet 2026 à 16:56 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 18:30

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Pieds nus. En slip ou en maillot de bain. Certains à la nage, d’autres accrochés à des bouées de fortune. Ce jeudi, ils étaient des milliers à courir vers Ceuta.
Depuis les faubourgs de la ville marocaine de Fnideq, une vague de jeunes hommes et d’adolescents a franchi la digue qui sépare le Maroc de l’enclave espagnole, rapporte la revue de presse francophone d’allAfrica. En une dizaine de jours, environ 1 500 entrées illégales ont été enregistrées à Ceuta. Une fois sur place, certains courent en criant Viva España, sous le regard de forces de sécurité dépassées par le nombre. L’épisode ravive aussitôt les tensions entre Rabat et Madrid sur la gestion de la frontière, un dossier récurrent depuis des années entre les deux pays.
Ceuta n’est pas qu’un point de passage sur une carte. C’est le symbole d’une jeunesse africaine prête à tout risquer, y compris sa vie, pour franchir une frontière large de quelques centaines de mètres. Chaque vague de traversées interroge autant les politiques migratoires européennes que les perspectives économiques laissées, ou non, à cette jeunesse sur le continent.
Tant que l’Afrique ne créera pas assez d’opportunités chez elle, ces images continueront de se répéter, à Ceuta comme ailleurs. La question n’est plus de savoir si de nouvelles vagues arriveront, mais quand.
Que faudra-t-il changer, au Maroc ou ailleurs sur le continent, pour que cette jeunesse cesse de risquer sa vie dans l’eau plutôt que de la construire chez elle ?
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