Deux cents exposants, un drone de frappe made in Morocco, et un ministre qui revendique des capacités industrielles de pointe. Le Marrakech Air Show affiche les ambitions militaires du royaume.
Publié le 9 octobre 2026 à 12:01 — mis à jour le 9 octobre 2026 à 17:09

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Deux cents exposants venus de 27 pays, posés sur une base aérienne des Forces royales. La 8e édition du Marrakech Air Show a ouvert ses portes mercredi, et le ministre marocain de l'Industrie, Ryad Mezzour, n'a pas mâché ses mots : le Maroc a désormais les capacités pour concevoir les systèmes les plus complexes de l'aéronautique et de la défense, a-t-il affirmé, selon Le7tv et La Nouvelle Tribune.
Sur les stands, la jeune entreprise Harmattan AI a dévoilé IRIFI, un drone de frappe destiné à être produit directement sur le sol marocain, rapporte TelQuel. D'autres sociétés, locales et internationales, ont présenté des écosystèmes de sécurité intérieure et des partenariats industriels. Signe que le royaume ne se contente plus d'accueillir le salon ,il veut y vendre sa propre technologie.
Accueillir les géants mondiaux de l'armement tout en poussant ses propres start-up à concevoir des drones made in Morocco : ce double mouvement illustre une stratégie assumée depuis plusieurs années. Faire de l'industrie de défense un levier de souveraineté et d'exportation, au même titre que l'automobile ou l'aéronautique civile, deux secteurs où le Maroc s'est déjà imposé comme plateforme régionale.
Pour un continent qui importe encore la quasi-totalité de son armement, voir un pays africain afficher ses propres capacités de conception, et pas seulement d'assemblage, change la nature du débat sur la sécurité du continent.
Fabriquer ses propres armes est-il un signe de souveraineté retrouvée, ou un pari risqué dans une région déjà traversée de tensions ?
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