Un nouveau rapport d'Amnesty International, nourri par un lanceur d'alerte, décrit un dispositif structuré de surveillance visant des journalistes et des militants marocains critiques du pouvoir.
Publié le 6 octobre 2026 à 08:28

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Un lanceur d'alerte, des années d'écoutes, de filatures et de campagnes de dénigrement : c'est le tableau que dresse Amnesty International dans un nouveau rapport consacré à ce qu'elle appelle la "machine de surveillance" marocaine.
Selon l'organisation, des services de renseignement marocains auraient mis en place un dispositif structuré pour surveiller, intimider et discréditer des journalistes et des militants critiques du pouvoir, combinant espionnage numérique, harcèlement judiciaire et campagnes de dénigrement organisées.
Al Jazeera, qui a recueilli plusieurs témoignages, rapporte que des journalistes marocains racontent aujourd'hui, à visage découvert, des années passées sous cette pression silencieuse.
Le média marocain Yabiladi confirme la publication du rapport et relaie la réponse, pour l'heure limitée, des autorités, qui n'ont pas démenti dans le détail les accusations formulées.
Ce n'est pas la première fois que le royaume fait face à ce type d'accusations. Depuis plusieurs années, le Maroc est régulièrement cité dans des enquêtes sur l'usage de logiciels espions contre des journalistes, des académiques et des défenseurs des droits humains, y compris au-delà de ses frontières.
Dans un pays qui mise sur son image de stabilité et d'ouverture économique pour attirer investisseurs et touristes, chaque nouveau rapport de ce genre pèse sur la réputation internationale autant que sur la liberté de la presse à l'intérieur du pays.
Une presse sous surveillance permanente peut-elle encore prétendre jouer son rôle de contre-pouvoir ?
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