Retraite minimale relevée, aides sociales doublées, baisse d'impôts : depuis Tinghir, Fouzi Lekjaa a présenté les grandes lignes du programme électoral du Parti authenticité et modernité.
Publié le 14 septembre 2026 à 11:43 — mis à jour le 28 septembre 2026 à 19:01

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3 000 dirhams de retraite minimale. C'est la promesse phare que Fouzi Lekjaa est venu défendre en meeting, loin de Rabat, dans la région de Tinghir.
Le patron du PAM a détaillé le « paquet social » de son parti pour les élections législatives de 2026. Parmi les mesures annoncées : le doublement des aides sociales à 1 000 dirhams, une baisse de l'impôt sur le revenu, et la prise en charge de la facture d'électricité pour les foyers modestes. Le7TV confirme les mêmes annonces, tenues le 13 septembre, en citant la formule employée par Lekjaa : « un Maroc qui avance à une seule vitesse ».
Cette insistance sur la réduction des disparités territoriales n'est pas anodine. Tinghir, dans le Sud-Est marocain, symbolise ces régions longtemps éloignées des grands investissements concentrés sur l'axe Casablanca-Rabat-Tanger. En choisissant d'y lancer sa campagne sociale, le PAM cherche à capter un électorat rural qui se sent souvent oublié des politiques publiques.
Le Maroc aborde ces législatives dans un contexte régional marqué par une inflation persistante et une pression sociale croissante sur le pouvoir d'achat, des thématiques qui traversent une bonne partie du continent, de Dakar à Nairobi.
Réduire la fracture entre grandes villes et régions périphériques sera l'un des grands chantiers de l'Afrique du Nord pour les décennies à venir, si le continent veut construire une croissance qui profite réellement à tous ses territoires d'ici 2050.
Ces promesses électorales résisteront-elles à l'épreuve du pouvoir, une fois les urnes refermées ?
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