Le roi Mohammed VI a mis fin aux fonctions de la ministre déléguée à la Formation professionnelle, deux jours après sa nomination, sans que le communiqué n'en donne la raison.
Publié le 20 octobre 2026 à 08:12 — mis à jour le 20 octobre 2026 à 10:01

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Deux jours. C'est la durée du passage de Madiha Khayr au gouvernement marocain.
Nommée vendredi 16 octobre ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle, elle a vu le roi Mohammed VI mettre fin à ses fonctions dimanche 18 octobre, indique le cabinet royal dans un communiqué cité par l'agence Anadolu. Le souverain a donné suite à une demande de la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, en vertu de l'article 47 de la Constitution. Motif officiel : aucun. Le texte ne dit pas un mot des raisons.
Le profil de la ministre n'a rien d'anodin, rappelle APA depuis Rabat. Députée Istiqlal de Béni Mellal, elle avait été désignée le 8 octobre présidente du groupe parlementaire de son parti, issu des législatives du 23 septembre. Le site Le1 rappelle que le patron du parti, Nizar Baraka, avait publiquement salué son score électoral avant sa nomination. Anadolu fait par ailleurs état d'une polémique née sur les réseaux sociaux autour d'un document dont la fiabilité est contestée, sans que le palais ne s'y réfère.
À ce stade, l'information officielle s'arrête au communiqué, et le reste relève d'hypothèses. Mais l'épisode pose une question de méthode. Comment un parti propose-t-il un nom, comment le gouvernement l'accepte-t-il, et quel filtre existe-t-il avant l'annonce officielle ? Dans une monarchie où l'arbitrage royal est ultime, la transparence sur ces étapes pèse lourd sur la confiance des citoyens, surtout des jeunes qui attendent de leurs institutions de la rigueur.
Pour un gouvernement tout juste formé, démarrer par une éviction éclair est un mauvais signal. Reste à voir si le remplacement viendra vite, et avec quelles explications.
Faut-il imposer plus de transparence dans la procédure de nomination des ministres ?
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