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Ghazouani relance le dialogue avec l'AES et reçoit Julius Maada Bio. Pêche, sécurité et économie bleue au menu.
Publié le 21 juin 2026 à 10:23 UTC+0

Nouakchott joue les passeurs dans un Sahel recomposé.
Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani a relancé le dialogue avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso, membres de l'Alliance des États du Sahel (AES), selon Afrik.com. Hanana Ould Sidi, ministre de la Défense, s'est rendu successivement à Bamako, Niamey et Ouagadougou mi-juin, porteur de messages du chef de l'État.
La Mauritanie n'a pas rejoint l'AES après la rupture avec la CEDEAO. Mais Nouakchott refuse l'isolement. Les échanges visent à maintenir des canaux sécuritaires et diplomatiques avec des voisins dont les juntes pèsent désormais lourd dans la région.
Parallèlement, Ghazouani a reçu les 15 et 16 juin Julius Maada Bio, son homologue sierra-léonais, selon RFI. Commerce, investissements, pêche durable et économie bleue étaient au centre des discussions. Deux pays atlantiques qui veulent tirer profit de leurs ressources maritimes sans les épuiser.
Mansour Ly, politologue cité par RFI, décrit une « diplomatie d'ouverture et de modération » mauritanienne. Ni adhésion à l'AES, ni rupture totale. Une ligne de crête.
Pour Freetown et Nouakchott, l'enjeu est concret : accords de pêche, sécurité maritime, flux commerciaux. Pour le Sahel, c'est la preuve qu'un interlocuteur régional refuse de choisir camp.
La Mauritanie parviendra-t-elle à devenir le pont sécuritaire entre l'AES et le reste de l'Afrique de l'Ouest, ou restera-t-elle coincée entre deux mondes sans influence réelle ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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