Le Premier ministre mauritanien Mokhtar Ould Djay a démissionné avec son gouvernement, après un rapport pointant de graves défaillances à l'origine de coupures de courant de plusieurs jours à Nouakchott.
Publié le 10 octobre 2026 à 12:42

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Un gouvernement qui tombe à cause de pannes de courant. L'histoire paraît presque trop simple pour être vraie, mais c'est exactement ce qui vient de se produire en Mauritanie.
Le Premier ministre Mokhtar Ould Djay a démissionné avec l'ensemble de son gouvernement, selon Hespress, qui cite un rapport d'enquête pointant de « graves défaillances » à l'origine de deux incendies survenus dans des postes électriques de Nouakchott en août dernier.
Ces incidents avaient provoqué des coupures de courant allant de trois à cinq jours dans la capitale mauritanienne.
Trois à cinq jours sans électricité dans une ville de plus d'un million d'habitants, c'est un hôpital qui tourne sur générateur de secours, des commerces qui perdent leurs stocks réfrigérés, des familles entières privées d'eau courante quand les pompes dépendent du réseau électrique. La colère populaire qui a suivi n'a rien d'étonnant.
Ce qui l'est davantage, c'est la rapidité de la sanction politique. Peu de gouvernements africains démissionnent collectivement pour une défaillance d'infrastructure, aussi grave soit-elle. La plupart préfèrent limoger un ministre technique et attendre que la colère retombe. Nouakchott a choisi la rupture nette.
Ce geste peut se lire de deux façons. Soit comme un sursaut de responsabilité politique rare sur le continent, où l'échec d'un service public essentiel entraîne enfin de vraies conséquences au sommet de l'État. Soit comme un aveu que la crise électrique mauritanienne est bien plus profonde que deux incendies isolés, et qu'un simple changement de gouvernement ne suffira pas à la résoudre.
Un nouveau gouvernement mauritanien saura-t-il garantir que les lumières de Nouakchott ne s'éteignent plus pendant une semaine, ou la prochaine panne entraînera-t-elle une nouvelle démission en cascade ?
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