Face aux critiques sur les violences contre les migrants, l'Afrique du Sud plaide pour un dialogue continental plutot qu'un traitement isolé de la question migratoire.
Publié le 7 août 2026 à 12:07 — mis à jour le 20 septembre 2026 à 23:25

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Soixante-huit mille personnes renvoyées vers le Zimbabwe, le Mozambique et le Malawi en deux mois. Le chiffre, lâche par les autorités sud-africaines, dit a lui seul la tension qui traverse le pays. Face a la montée des violences xénophobes et a la pression internationale, Pretoria a choisi la contre-attaque diplomatique plutot que la posture defensive.
Le ministre des Relations internationales, Ronald Lamola, l'a redit mercredi lors d'un point de presse consacre au 46e Sommet de la SADC, prevu a Durban du 16 au 17 aout. Selon lui, réduire la question migratoire a un probleme sud-africain revient a ignorer ses racines continentales : pauvrete, conflits armes, chomage, dérèglement climatique. Il vise notamment une initiative ghanéenne qui voulait isoler Pretoria lors de la revue a mi-parcours de l'Union africaine, initiative que le Conseil executif de l'UA n'a finalement pas retenue.
L'Afrique du Sud, deuxieme économie du continent, absorbe une part disproportionnée d'une mobilite que ses voisins produisent sans en assumer le cout politique. C'est tout le paradoxe de l'intégration régionale que la SADC prétend porter cette année sous sa presidence.
Reste une question simple. Peut-on batir une union économique régionale solide tant que la question migratoire divise plus qu'elle ne rassemble les Etats membres ?
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