Selon l'OMS, onze pays africains ont enregistre 1153 cas confirmes de mpox entre juillet et aout. Madagascar concentre a elle seule plus des deux tiers des cas et reste le foyer le plus preoccupant au monde.
Publié le 16 septembre 2026 à 11:16 — mis à jour le 28 septembre 2026 à 18:47

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200 cas par semaine en moyenne, sur un continent qui pensait avoir tourné la page de l'urgence sanitaire mondiale. Le mpox n'a pourtant jamais vraiment disparu.
Entre le 6 juillet et le 16 août, onze pays africains ont enregistré 1153 cas confirmés de mpox et sept décès, selon les données de l'Organisation mondiale de la santé. Madagascar concentre à lui seul 785 cas sur cette période, suivi de l'Angola avec 184 cas et du Kenya avec 94 cas. La République démocratique du Congo et le Cameroun figurent également parmi les pays touchés. Le rapport de situation de l'OMS, publié le 14 septembre, qualifie l'épidémie malgache de « plus importante flambée de mpox au niveau mondial et dans la région africaine depuis décembre 2025 », avec un total cumulé de 3436 cas confirmés et 22 décès sur l'île depuis le début de l'année.
L'OMS reconnaît elle-même que ces chiffres sont probablement sous-estimés, en raison des retards de signalement et d'une surveillance affaiblie dans plusieurs zones. Depuis janvier 2025, ce sont 35 pays africains qui ont rapporté plus de 52 000 cas et 238 décès liés au mpox.
Que Madagascar, longtemps épargnée par les grandes épidémies continentales, devienne l'épicentre mondial d'une maladie que l'on croyait sous contrôle, rappelle une vérité inconfortable. La vigilance sanitaire africaine reste suspendue à des systèmes de surveillance sous-financés, qui laissent filer des semaines entières avant qu'un foyer ne soit officiellement reconnu.
Une Afrique souveraine sur le plan sanitaire d'ici 2050 devra investir dans la détection précoce autant que dans les vaccins. Sinon, chaque nouvelle flambée continuera de prendre le continent de court.
Combien de temps encore la surveillance épidémiologique africaine restera-t-elle à la traîne de ses propres épidémies ?
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