Depuis Dakar, l'Association des Juristes Sénégalaises affiche son soutien aux acteurs maliens qui luttent, sur le terrain, contre les mutilations génitales féminines.
Publié le 2 septembre 2026 à 10:29 — mis à jour le 24 septembre 2026 à 23:45

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Le combat contre les mutilations génitales féminines ne connaît pas de frontières nationales. C'est précisément le message qu'a voulu envoyer, le 1er septembre, l'Association des Juristes Sénégalaises. Depuis Dakar, l'organisation a réaffirmé sa solidarité aux acteurs de terrain engagés contre cette pratique au Mali.
Au Mali, la prévalence des mutilations génitales féminines reste parmi les plus élevées d'Afrique de l'Ouest, malgré des décennies de sensibilisation portées par des associations locales et des organisations religieuses. Le soutien affiché par une structure sénégalaise reconnue pour son expertise juridique sur les droits des femmes illustre une dynamique régionale : les militantes ouest-africaines comparent leurs stratégies, partagent leurs outils juridiques et se soutiennent mutuellement face à des résistances culturelles souvent similaires d'un pays à l'autre.
C'est un sujet que les grands médias traitent rarement autrement que par des campagnes de sensibilisation ponctuelles, alors qu'il s'agit d'un combat de long terme, mené au quotidien par des avocates, des travailleuses sociales et des survivantes qui prennent la parole au risque de leur propre exposition sociale.
Une Afrique 2050 qui protège réellement ses filles ne se contentera pas de lois votées à Bamako ou à Dakar. Elle aura besoin de ce type de solidarité transnationale, discrète mais déterminée, pour faire reculer une pratique que rien ne justifie sur le plan médical ou humain.
La solidarité régionale entre organisations de défense des droits des femmes peut-elle réussir là où des décennies de lois nationales n'ont pas suffi ?
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