La Namibie a signé neuf accords avec la Chine sur les minerais stratégiques, alors que l'Union européenne cherche aussi a renforcer sa présence dans le pays.
Publié le 7 août 2026 à 12:10 — mis à jour le 24 septembre 2026 à 08:49

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Uranium, lithium, terres rares : la Namibie est assise sur des ressources que la Chine et l'Union europeenne se disputent ouvertement. Debut aout, la presidente namibienne Netumbo Nandi-Ndaitwah a choisi de ne pas trancher, mais de jouer sur les deux tableaux.
Le 3 aout a Pekin, elle a approuvée un paquet de neuf accords avec la Chine, dont un partenariat économique pour un developpement partagé et un accord dédié aux minerais verts. La presidence namibienne insiste sur le fait que ces engagements placent l'uranium, le lithium et les terres rares au centre d'une stratégie de valorisation locale et de transfert de technologie, et non de simple extraction brute.
Ces accords chinois arrivent alors que l'Union europeenne, a travers son partenariat stratégique lancé en 2022, finance déjà la rédaction de la strategie minerale namibienne et cherche a sécurisé des chaines d'approvisionnement conformes a ses regles climatiques. Sans garde-fous nationaux solides, préviennent certains analystes, ce jeu a deux bandes pourrait surtout profiter aux priorites industrielles de Pekin plutot qu'aux ambitions de développement de Windhoek.
Faire jouer la concurrence entre grandes puissances peut rapporter gros. Cela peut aussi coûter cher si le rapport de force penche du mauvais cote. La Namibie a-t-elle vraiment les moyens de dicter ses conditions aux deux blocs a la fois ?
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